L’enrobage

L’article que nous lirons aujourd’hui est une tribune publiée dans Libération par deux historiens visiblement militants, Sébastien Ledoux et Aurélia Michel. Elle nous fait découvrir une méthode argumentative que nous appellerons « l’enrobage » et qui consiste en un magma de références érudites mal maîtrisées, éventuellement liées par des conjonctions purement formelles.

La souffrance labellisée

Nous affirmions, dans l’article précédent, que le discours public contemporain était marqué par l’incapacité à compatir aux souffrances des personnes n’appartenant à aucun groupe reconnu. Nuançons : la compassion individuelle est permise, en réaction à des « faits divers » mais la compassion « politique », intégrée à une réflexion sociale et justifiant une réaction politique, dépend de l’appartenance à un groupe labellisé.

Le Privilège d’amalgame

Se dégage ce que l’on pourrait appeler un privilège d’amalgame : l’idéologie dominante peut verrouiller le débat, en déterminant quels faits sont significatifs et lesquels ne le sont pas, sans lien avec la pertinence statistique de leur généralisation.

La violence à la légère

La récente surenchère de revendications des nouveaux mouvements prétendument « antiracistes » et la soumission effarante de nombreux acteurs publics et privés face à la violence de leurs actions ont quelque chose de rassurant : les masques tombent. S’il est difficile de réagir à une subversion progressive, cette accélération de l’histoire est plus visible et devrait permettre auxLire la suite « La violence à la légère »